Hôtel Castelbrac, Dinard is back.

MINI SOCIETY

Hôtel Castelbrac, Dinard is back.

Métamorphoser le Muséum d’histoire naturelle du commandant Charcot en escale 5 étoiles, personne n’y croyait. Avec son style Art Déco hyper pop et une première étoile pour sa table en 2019, l’hôtel Castelbrac a remis Dinard sur la carte de la hype raffinée. 

Accoudé au muret d’une des terrasses du Castelbrac avec la mer en contrebas, on pourrait presque voir l’établissement se décrocher de la roche et se mettre à voguer hors de la baie du Prieuré, direction l’inconnu. Le muret se mue en bastingage, les terrasses en ponts supérieurs ou inférieurs.

Car l’hôtel, avec son dédale de couloirs, ses escaliers labyrinthiques, son bassin de nage planqué dans la roche et ses vingt-cinq chambres comme des cabines – toutes avec vue plongeante sur la mer – donne l’agréable impression d’embarquer à bord d’un paquebot, et que le capitaine est en train d’ajuster son nœud papillon avant de venir saluer ses hôtes.

Hôtel Castelbrac
Le capitaine, c’est Pierre Bucaille, multi-entrepreneur humaniste, discret et fondu de voile qui s’est récemment lancé dans l’ouverture de plusieurs Café Joyeux à Rennes et à Paris. Des coffee-shops à première vue comme les autres, à cette différence près qu’ils donnent leur chance à des personnes handicapées mentales. En 2010, quand il décide de racheter les bâtiments qui abritaient autrefois la mythique villa anglaise Bric-à-Brac construite par la famille Faber fondatrice de Dinard, puis le Muséum national d’histoire naturelle et l’aquarium du commandant Charcot, toute la ville le croit fou.

Navigation sur mesure

Hôtel Castelbrac

Pas de soucis. Pendant deux ans, il mobilise pas moins de trente entreprises et deux cent cinquante artisans. Il confie la restauration à la décoratrice Sandra Benhamou et à l’architecte d’intérieur Léonie Alma-Mason, qui ont su magnifier l’âme du bâtiment et préserver son authenticité tout en le projetant dans la modernité.

Ainsi souffle un vent années 30, avec des têtes de lit aux géométries strictes qui fleurent bon l’Art Déco et un mobilier aux couleurs ultra pop conçu sur mesure par le fabricant Rosello.Autant de canapés vert British et de fauteuils rose poudré ornent le salon Charcot où l’on admire le soleil qui descend sur la baie autour d’une tasse de thé.

Les moussaillons en retard pour le tea time pourront se rattraper derrière la porte années folles de l’ancien aquarium. Véritable ode au monde marin lui aussi, ce dernier s’est muté en bar ultra chic : hublots, motifs d’écailles et de vagues, bar en granit pailleté, colonnes gainées de mosaïques vertes, noires et or…

Ici, pas question de boire la tasse, la sélection d’élixirs est tellement travaillée qu’il est impossible de finir en épave ! 

Enfin, sur le pont inférieur au restaurant Pourquoi Pas, le chef Julien Hennote et son équipage rendent la traversée encore plus inoubliable. Récemment récompensée d’une étoile Michelin, sa cuisine met en valeur les produits locaux et le terroir breton. « Poissons, coquillages – pêchés tout près du restaurant et livrés directement – légumes et même safran, miel…

Je renouvelle la carte toutes les trois semaines pour pouvoir coller au plus près des saisons », explique-t-il. En trois menus ou à la carte, la feuille de route déroule des saint-Jacques de plongée marinées au galanga, des ravioles de langoustine à la baie verveine, un retour de pêche du jour cuisiné dans l’idée d’une cotriade, une émulsion de bleu de Bellevue… « Je n’ai pas de plat-phare car je n’aime pas la routine », conclut Julien Hennote. Ça tombe bien, nous non plus.  

Hôtel Castelbrac

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Hôtel Castelbrac 
17, avenue George V,
35800 Dinard
Site internet