Cafés Reck, le café haute couture.

MINI SOCIETY

Cafés Reck, le café haute couture.

Thomas Riegiert a le café dans le sang. Pour le directeur de Cafés Reck, le café a des visages, des joies, des douleurs, des histoires. Celle de sa Maison remonte à 1884, l’une des plus anciennes de France. 


D’abord aux mains de la famille Emmerich, qui l’installe dans une boutique cossue de Strasbourg au 8 rue de la Mésange, elle devient le fief de la famille Reck en 1919 lorsqu’Emma Reck la rachète. Rejointe par sa sœur, elles développent la Maison et lui donnent ses lettres de noblesse. « C’est là que mon grand-père s’est formé, avant de finir par racheter la Maison », raconte chaleureusement Thomas Rigiert. « Gamin, je plongeais mes avant-bras dans le café. À douze ans, j’allais aider à l’atelier, dans les coups de rush, et à quatorze, je faisais un stage à la boutique… J’ai grandi dans le café. »

Cafés Reck

Le goût du voyage

Cafés Reck

Son café, il le vit comme une carte aux trésors des rencontres, une mappemonde des saveurs sur laquelle il reste toujours une contrée à explorer… Il y a trente ans, son premier voyage d’approvisionnement en grains l’amène aux Philippines. Depuis, il s’est envolé au Mexique, au Nicaragua, au Guatemala, en Colombie, en Éthiopie, en Jamaïque, au Cameroun… « Il est important d’avoir un visage, un homme en face de soi, pour garantir la traçabilité, la qualité du café ainsi que des conditions de production respectueuses de l’environnement et des travailleurs », souligne Thomas Riegert. « Il faut comprendre, s’adapter aux cultures. On n’apprend pas ça dans un livre. » Une philosophie héritée de sa grand-mère Georgette, la première à se porter sur des achats de micro-lots et à vouloir se rendre sur les plantations.

Cafés Reck travaille ainsi avec des producteurs de confiance et s’appuie sur des « chasseurs d’origines », ces fins connaisseurs du monde du café. Thomas Riegert se rend lui-même plusieurs fois par an dans les plantations pour vérifier ce qui est fait sur place. Depuis 2017, il est accompagné de Daniela Capuano, petite-fille de caféiculteurs brésiliens devenue Meilleure Ouvrière de France en 2015. « C’est une reconnaissance très importante », déclare Daniela. « C’était la première édition du concours pour les torréfacteurs/torréfactrices... Nous sommes aujourd’hui trois à revendiquer ce titre, et je suis la seule femme. Ça reste une expérience inoubliable pour moi. » 

Cafés Reck

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Cafés Reck
8, rue de la Mésange
67000 Strasbourg
Site internet