Maja Hoffmann, total mécène.

MINI SOCIETY

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Maja Hoffmann, total mécène.

En 2013, Maja Hoffmann lance Luma Arles, un campus créatif qui offre aux artistes la possibilité d'expérimenter la réalisation et la présentation de nouvelles œuvres en étroite collaboration avec d'autres artistes, des scientifiques, des innovateur·rice·s et le public.Arrivée à Arles à l’âge de quinze jours, l’enfant du pays est en passe de réaliser le projet culturel le plus ambitieux de ces dix dernières années. Pas à Milan comme Miuccia Prada ni à Venise comme François Pinault, mais dans sa ville d’adoption, Arles.


Maja Hoffmann n’a pas vu petit. Pas moins de dix hectares articulés entre un parc de six hectares et cinq bâtiments, dont les anciens ateliers SNCF et une tour de 56 mètres dessinée par le « starchitecte » Frank Gehry. « Son processus de création m’a fascinée. Il m’avait invitée au dîner qui célébrait les dix ans du musée Guggenheim de Bilbao. Il a tout de suite adhéré à ce projet ! Je l’ai choisi pour la liberté de son trait et de sa pensée. »

Maja Hoffmann
Maja Hoffmann

Plus baskets que stilettos, ultra naturelle, cette grande dame ne s’embarrasse pas du superflu. Entièrement financée par des fonds privés, sa Fondation Luma veut rayonner sur la ville et ses habitants. « Ce que je tente de réaliser ici n’est pas un musée ni une galerie pour présenter ma collection au monde entier, non merci. C’est un vrai centre d’art, de recherche et de production, investi dans l’art contemporain, accueillant de la photo, de l’édition, du documentaire, du multimédia... un véritable écosystème. » Il abrite déjà Benjamin Millepied avec sa compagnie L.A. Dance Project.

Maja Hoffmann est prête à recevoir. En parfaite maîtresse de maison, elle avait déjà créé le restaurant gastronomique La Chassagnette et racheté deux hôtels, l’Hôtel d’Arlatan et l’Hôtel du Cloître décoré par India Mahdavi. « J’ai préféré réhabiliter ces deux hôtels qui respectent l’histoire de la ville plutôt que de conclure des deals avec des chaînes hôtelières, plus portées sur la notion de marge… » Maja Hoffmann est la première défenseuse de son patrimoine.

Crédits photos : Gabrielle Gayraud